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La Lithiase Urinaire

En Europe, la prévalence de la lithiase est environ de 10 à 15 %, l'incidence est de 30/100 000 habitants et par an. Les hommes sont plus souvent concernés que les femmes, avec un sex-ratio homme/femme entre 1,5 et 2.  La lithiase touche l'adulte entre 20 et 60 ans sans véritable pic de fréquence. Les récidives sont fréquentes avec un taux estimé à 50 % à 5 ans. Le risque de récidive semble d'autant plus fort qu'il existe des antécédents familiaux de lithiase et que celle-ci a débuté plus précocement . En France, la colique néphrétique aiguë représente 1 à 2 % des consultations aux urgences ; 20 000 patients sont hospitalisés ou opérés pour calcul chaque année.

 

Diaporama conférence de Laurent Savareux pour l'ASFORMED


Manifestation clinique du calcul rénal :
Ce sont les signes cliniques en rapport avec un calcul qui n'est pas engagé dans la voie excrétrice ou qui n'est pas responsable d'infection. Le calcul est bien souvent asymptomatique, il peut être responsable de douleur, de sang, de globules blancs sur l’examen des urines. Il n'existe aucune corrélation entre la taille d'un calcul et son retentissement ; ainsi un calcul de même taille peut entraîner une crise de colique néphrétique nécessitant un traitement en urgence, ou aboutir à la destruction du rein à bas bruit après des mois d'obstruction asymptomatique.

Manifestation clinique du calcul urétéral :
Conséquence de la migration de calcul, l'obstruction de la voie excrétrice peut être responsable de colique néphrétique plus ou moins compliquée.Les complications infectieuses des voies urinaires secondaires à la présence d'un calcul plus ou mois obstructif sont variables. Il peut s'agir d'une simple infection des urines ou bien d'une pyélonéphrite aiguë.
La colique néphrétique représente la manifestation clinique la plus fréquente de la lithiase. Elle est responsable de 1 % à 2 % des passages dans les services d'accueil et d'urgence en France. Il s'agit d'un syndrome douloureux lomboabdominal aigu résultant de la mise en tension brutale de la voie excrétrice du haut appareil urinaire en amont d'une obstruction quelle qu'en soit la cause. Typiquement la colique néphrétique est à début brutal, survenant souvent la nuit ou au petit matin. D'intensité très violente, on qualifie typiquement la douleur de « frénétique ». Elle siège classiquement dans la fosse lombaire et l'angle costovertébral le long du bord inférieur de la 12e côte. Il n'existe souvent pas de corrélation entre la topographie douloureuse et la localisation du calcul.
Elle irradie en avant ou dans la direction abdomino-inguinale (racine de la cuisse et organes génitaux externes), mais aussi sous les cotes, l'ombilic et peut diffuser à tout l'abdomen. La douleur peut aussi irradier dans la cuisse ou le périnée. Il n'existe pas de facteurs déclenchants ou aggravants de la colique néphrétique. Il n'existe pas de position antalgique, ce qui explique l'agitation du patient. La douleur peut s'installer progressivement, peut être brève, céder en quelques minutes ou quelques heures, atteindre un paroxysme, décroître et s'amplifier de nouveau. Elle peut également persister, créant un véritable état de mal néphrétique. La disparition des crises peut être due à l'évolution naturelle de la colique néphrétique mais aussi à l'expulsion spontanée du calcul (dans 65 à 70 % des cas). Dans ce cas, la douleur cède brutalement et totalement et est associée à une crise polyurique. Mais la sédation de la douleur peut être due à une rupture de la voie excrétrice (rupture de fornix) par disparition de l'hyperpression avec extravasation plus ou moins importante de l'urine à travers la paroi de la voie excrétrice. Dans ce cas, les signes péritonéaux peuvent s'accentuer et une fièvre apparaît.

Traitement du calcul rénal :
La lithotritie extra corporelle reste le traitement de référence. On installe le patient sur une table de traitement et on repère  le calcul soit par échographie soit par radiologie pour le détruire.
Pour des gros calcul le nephrolithotomie per cutanée peut avoir lieu. Il s’agit de ponctionner directement le rein à travers la peau pour venir détruire le calcul in situ.

Traitement du calcul urétéral :
La lithotritie peut être utilisée en fonction de la localisation du calcul. Ce dernier doit être en dehors d’un relief anatomique osseux.
L’ureteroscopie semi rigide ou souple peut être utilisée. Elle consiste à monter dans l’uretère avec une fibre optique et à venir au contact du calcul. A ce niveau nous pouvons le détruire (lithotritie in situ) ou l’extraire avec des sondes paniers.